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Yôkai bOx

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Yôkai bOx

Les yõkai sont de petits génies moqueurs qui accompagnent la vie quotidienne au Japon.

Tantôt visibles, tantôt non, pervers ou naïfs, cruels ou bienveillants, espiègles, farceurs, souvent inconvenants, ces diablotins sont des calamités sympathiques. Connus depuis des siècles, illustrés par Kuniyoshi ou Hiroshige, mis en scène aujourd’hui dans jeux vidéo, mangas, films d’animation, ils sont là pour qui sait les voir.

Le terme yôkai englobe dans la culture japonaise tous les monstres surnaturels et les apparitions étranges. Étymologiquement dérivé d’une expression chinoise signifiant « monstre bizarre » il peut être traduit par « fantôme » même si les Japonais distinguent très clairement les yûrei (esprits des défunts revenus hanter les vivants) des yôkai qui d’après Matthias Hayek « représentent tous les phénomènes ou créatures extraordinaires, au sens où ils perturbent la norme sociale et cognitive établie dans une société donnée, et dont les manifestations ou interactions avec l’homme sont présentées comme des causes potentielles de différents maux. »

Beaucoup sont d’origine humaine et ont été transformés en démon à cause d’une passion violente ou d’un état émotionnel extrême (jalousie, rage…).

Les yõkai apparaissent sous forme animale, humaine, objectale, ou ne revêtent aucune forme reconnaissable voire même aucune forme perceptible. L’espièglerie est un trait dominant de leur caractère. Leur apparence est fantaisiste et souvent loufoque. Leurs pouvoirs sont surnaturels, et nombre d’entre eux ont la faculté de se métamorphoser.

Redoutés dans les temps anciens, ils deviennent dès la période Edo symboles de bienveillance. De calamiteux ils ne sont plus que diablotins. De nouveaux yôkai font alors leur apparition mis en récits ou en images.

Leur fonction selon Matthias Hayek était autrefois « de trouver des explications et des catégories pour encadrer l’extraordinaire, et limiter, ce faisant, la menace qu’il fait peser sur l’ordre social. » Actuellement c’est l’apparition de tel ou tel yôkai dans un milieu donné qui intéresse les sociologues souvent comme miroir inversé de la société.

Même si les yôkai peuvent encore aujourd’hui incarner « une forme d’accumulation d’énergie négative capable d’influencer l’humeur et le comportement des humains », leur évolution va dans le sens « d’une transformation en personnages, souvent dépeints sous une apparence aimable et affable (kawaii), bien loin des récits horrifiques des légendes populaires. »

En reprenant et modernisant le graphisme des enaki (rouleaux peints) les nouveaux médias de masse qui firent florès après la seconde guerre mondiale contribuèrent au renouveau de cette tradition japonaise.